De l’algorithme BERT au nouvel équilibre entre l’éditeur et Mountain View, à l’ascension de Discover. Tout ce que les entreprises doivent surveiller dans les mois à venir. L’année 2020 pour les praticiens de l’optimisation des moteurs de recherche semble être une année où la flexibilité stratégique fera toute la différence. Google a en effet introduit (et continuera à introduire) des changements significatifs dans son fonctionnement, qui permettront, d’une part, d’affiner encore la manière dont les résultats de recherche sont présentés dans la SERP (Search Engine Results Page) et, d’autre part, de redéfinir de manière profonde la relation de “partenariat” et de collaboration active établie avec les entreprises et les webmasters au fil des ans.

Connaissez-vous BERT ?

BERT signifie Bidirectional Encoder Representations from Transformers.

C’est un algorithme open source basé sur le principe du machine learning, c’est-à-dire capable d’apprendre au fil du temps grâce à un modèle de pré-formation.

Au moment de sa sortie, BERT a été présenté par Google comme la plus importante mise à jour de son algorithme de ces dernières années.

BERT est basé sur l’application d’une technique NLP (Natural Language Processing) pour traiter automatiquement les requêtes (écrites et orales) et pour comprendre le langage naturel, la langue que nous utilisons dans la vie de tous les jours. L’algorithme fonctionne grâce à un réseau artificiel qui imite la communication entre les neurones à l’intérieur du cerveau humain.

BERT n’est pas une nouveauté absolue, cependant, Google y travaille depuis environ un an.

Afin de le rendre utilisable dans son propre moteur de recherche, de nombreux tests et améliorations ont cependant été nécessaires.

La principale fonction de BERT, qui a été publié dans plus de 70 langues, est d’aider Google (et Bing) à comprendre plus facilement comment une recherche sur le moteur est exprimée.

Bien que BERT n’affecte actuellement qu’un pourcentage très limité de requêtes, le principal impact attendu du point de vue de l’utilisateur est d’obtenir des résultats plus conformes à votre intention de recherche, c’est-à-dire à ce que vous vouliez vraiment rechercher.

Pour ceux qui s’occupent du SEO quotidiennement, il est cependant bon de garder à l’esprit que, bien qu’il ne soit pas possible d’optimiser pour BERT, vous pouvez essayer, lors de l’analyse, d’étudier de plus en plus et de mieux en mieux les pages de résultats de recherche afin de comprendre l’intention attribuée par Google à chaque requête en fonction de la forme sous laquelle elle est exprimée.

De quel côté est Google ?

Google est généralement considéré comme un espace sans limites pour trouver des informations, un océan numérique qui héberge des milliards de contenus et où chacun peut trouver son propre espace et, avec un peu de prudence, obtenir une visibilité gratuite.

Une fois que l’accord a été clair, un référenceur vous fournis du contenu Google. Vous évaluez si vous devez l’indexer et le mettre à la disposition de vos utilisateurs sur la base d’une série de paramètres, mais en général gratuitement. En échange du contenu, dans une sorte de pacte non déclaré, vous aidez la marque du référenceur à entrer en contact avec de nouveaux utilisateurs, en dirigeant les visiteurs vers les pages de son site sans qu’il n’ait à vous payer pour le trafic généré (si ce n’est pour les coûts liés au contenu produit). Attention, la relation entre Google et les éditeurs n’est plus aussi linéaire.

De plus en plus souvent, ceux qui cherchent des informations sur le moteur peuvent obtenir une réponse directement dans les résultats, sans avoir besoin de visiter les sites de ceux qui ont écrit, produit, publié ce contenu.

Google représente de plus en plus le point d’atterrissage et non, comme c’était le cas jusqu’à il y a quelques années, un simple moment de passage dans le processus d’interaction de l’utilisateur avec une marque (à moins de payer, bien sûr).

En conséquence, de nombreuses entreprises commencent à percevoir le moteur de recherche comme un concurrent plutôt que comme un allié et cette perception a sans l’ombre d’un doute des bases bien fondées.

Il est également vrai, cependant, que – aujourd’hui plus que jamais – pour ceux qui placent le SEO au centre de leurs stratégies, les possibilités de visibilité offertes par Google dans les résultats de recherche organique sont plus nombreuses que jamais.

L’année 2020 verra une augmentation de cette tendance et, pour ceux qui font du référencement naturel, sera probablement l’occasion de repenser les objectifs et les KPI permettant de mesurer le succès, de trouver de nouvelles façons d’exploiter le moteur pour gagner en visibilité et d’acquérir de nouveaux utilisateurs grâce à l’optimisation technique et de contenu.

Un changement de taille en bref, pas de substance.

La personnalisation en hausse

Il y a maintenant plus d’un an que l’introduction de Discover, l’évolution de Google Feed et la façon dont le moteur de recherche a fait de la personnalisation du contenu le nouveau pilier de sa relation avec l’utilisateur.

Discover est défini par Google lui-même comme “une liste de sujets que les utilisateurs peuvent parcourir depuis leur appareil mobile […] choisis en fonction de leurs interactions avec les produits Google ou en fonction des sujets qu’ils choisissent de suivre”.

Une véritable révolution, en particulier pour les sites éditoriaux et les sites d’information qui répondent aux règles d’inclusion de Google News.

Une révolution qui – en 2019 – dans le secteur de l’information en est souvent venue à représenter un pourcentage très important du trafic organique global et donc la règle d’or – du point de vue du référencement – est toujours la même : produire un contenu pertinent pour l’utilisateur (le contenu doit alors également être techniquement accessible et indexable par le moteur, mais c’est la base de toute stratégie de référencement qui est respectée).

L’impact de Discover sur l’ensemble des données de trafic organique est susceptible de s’accroître à nouveau en 2020, ce qui nécessite un changement d’approche stratégique plutôt que technique pour les praticiens de l’OMR afin d’exploiter efficacement le canal dans toutes les situations où il est possible de le faire.